L’armée sri lankaise recrute en silence prétextant un programme de formation de cadets (élèves officiers)

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Des selfies d’écoliers tamils âgés d’une quinzaine d’années de Kilinochchi et de Jaffna, ainsi que de prestigieux collèges tels que « Jaffna Central », ont fait surface dans les médias sociaux révélant un recrutement silencieux par l’armée cinghalaise qui avait perpétré auparavant le génocide au Sri Lanka. La construction de l’une des principales institutions académiques tamiles à Jaffna afin de protéger la langue maternelle et le patrimoine contre le colonialisme européen, soit l’Arya Dravida Bhasha Viruthi Sangam (l’Académie pour le développement des langues aryennes et dravidiennes) située à Koddaddi à Jaffna, est devenu le secrétariat de l’armée cinghalaise pour recruter des enfants tamils. Des questions ont été soulevées quant à l’origine des instructions à l’intention des militaires de la SL puisqu’ils viendraient des missions étrangères basées à Colombo qui chercheraient à maintenir «l’uniformité» du Sri Lanka génocidaire.

Les enfants et écoliers recrutés sont envoyés au Sud pour s’entraîner dans des camps d’entrainement militaire.

Le ministère de l’Éducation du Conseil provincial du Nord n’a pas été consulté sur cette question controversée. Les Tamils de l’Eelam qui considèrent la stratégie de l’armée cinghalaise comme étant le signe d’un génocide prolongé, ne se sont pas portés volontaires au recrutement. Selon certaines sources, ils ont simplement été attirés par divers «avantages» proposés notamment dans le monde de travail. L’approche est devenue maintenant plus sophistiquée puisque certains ayant été recrutés par le passé de manière trompeuse avait parvenu finalement à y échapper.

Dans le Sud, la formation des étudiants cingalais en tant qu’officiers était traditionnellement la voie pour enrôler de jeunes recrues militaires.

Cette même tactique devait être expérimentée dans le Nord déjà au temps de l’ancien secrétaire à la Défense du Sri Lanka, Gotabhaya Rajapaksa. Cependant, ce dernier était plus obsédé par la mise en place d’une soi-disant formation de leadership destinée aux étudiants universitaires et dispensée par l’armée cinghalaise.

Dans le Nord-Est, la «formation au leadership» donnée aux étudiants est devenue presque synonyme de «réhabilitation militaire» des membres du LTTE, formation qui fut abandonnée en 2015.

Ça n’a pas empêché Mahesh Senanayake, nouveau commandant de l’armée, d’instaurer des formes plus sophistiquées de campagnes de recrutement prônée par l’armée SL et destinées aux écoliers durant son mandat à partir de janvier 2016. Il encourageait une grande interaction entre les écoliers et les militaires occupants à travers diverses opérations, dont le déploiement des soldats.

La question est de savoir pourquoi les puissances étrangères, ayant un engagement militaire avec l’Etat génocidaire manifestent aujourd’hui un vif intérêt dans l’enrôlement de manière trompeuse des étudiants tamils dans l’armée cinghalaise. Cette question doit être répondue par le Ministère de l’Education de la province du Nord, déclare à TamilNet un directeur d’école tamil ayant participé à la formation des cadets.

Ce directeur d’une école tamoule réputée, qui ne souhaitait pas être nommé pour des raisons évidentes de sécurité, était récemment allé étudier comment le programme était conduit et avait été  choqué de voir le plan psychologique trompeur du programme. L’un des derniers cas était la « cinghalisation » des enfants tamils à Puththoor, exposé en Août 2017 parallèlement au projet de conversion au bouddhisme.

Source: http://tamilnet.com/art.html?catid=79&artid=38918

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