Mullivaikkal – 18 mai: 10ème année de commémoration

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Cela fait dix années aujourd’hui que le  massacre des tamils à Mullivaikkal s’est produit (le 18 mai 2009). Trente ans de guerre, dont le summum a été atteint le 18 mai 2009, lors duquel plus de 2’000 civils ont été délibérément tués par l’armée en une seule jour dans une zone de cessez le feu (le bilan des morts s’élèvant à près de 70’000 morts et des centaines de milliers portés disparus lors de la dernière phase de la guerre).

Bien que, durant toutes ces années, la population tamile ait continué à demander justice auprès du gouvernement sri-lankais et des pays internationaux, nous n’avons eu encore aucun retour.

Tenant compte de cette situation, l’organisation des jeunes tamils de la Suisse a décidé de s’adresser directement aux citoyens suisses.

Des bougies ont été allumée sur la place adjacente à la gare de Berne, en mémoire des victimes de ce génocide, par des volontaires  venus de partout de la Suisse et parmi eux, des passants également. Il y avaient aussi disposés, des illustrations, témoignant de la souffrance des victimes.

« De la lumière dans l’obscurité » s’est ainsi déroulé dans la soirée du 18 mai de 7h à 9h.

L’objectif était de commémorer les civils  massacrés au cours de la phase finale de la guerre et de faire connaître aux yeux de tous les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par le Gouvernement sur le peuple tamil.

Grâce à la participation de tous, nous avons réussi à allumer les 1’000 bougies en l’honneur des personnes disparues, perdues à jamais, qui, selon l’évêque de Mannar, sont au total plus de 146’000 personnes.

Des actions de sensibilisation ont été menées parallèlement à travers la distribution de tracts en langue allemande et de bouteilles d’eau symboliques avec les mots « ceci étanchera votre soif, mais qui désaltèrera la nôtre en matière de justice? »

Cette phrase à été choisie en raison des milliers d’injustices que la population tamile de l’île de Sri Lanka a subit et subit encore sans qu’aucune mesure soit prise par la communauté internationale.

Pour nommer quelques injustices :

– des milliers de personnes disparues, sans qu’aucune enquête active soit menée pour les retrouver.
– l’expropriation continue des terres des tamils
– la colonisation progressive des régions tamiles par les soldats et au travers l’implantation stratégique de la population cinghalaise.
– la transformation des centres culturels tamils en centre cinghalais.
– l’utilisation de bombes chimiques interdites pendant la dernière phase de la guerre civile.
– destruction massive et génocide du peuple tamil.

Comme symbole de cette journée du 18 mai, des timbres postaux commémorant le génocide ont été imprimés.

Finalement, à travers cette action pacifique, nous demandons à la communauté internationale de faire la lumière sur ce qu’il est arrivé à la communauté tamile, d’enquêter les crimes qui ont été commis et de répondre à toutes ces questions qui restent ouvertes depuis plus de 10 ans.

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